Elections presidentielles 2007

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Lionel Jospin.

L'ancien Premier ministre, qui avait annoncé au soir de sa défaite du 21 avril 2002 qu'il se retirait "définitivement de la vie politique française", se pose ainsi en challenger potentiel de Ségolène Royal, candidate favorite des Français, selon tous les sondages.

L'annonce tonitruante de sa possible candidature survient au lendemain de la publication d'une longue tribune dans le quotidien Le Monde, où il avait défini "les enjeux" du scrutin de mai prochain.

Interrogé sur TF1 sur une éventuelle candidature à l'Elysée, l'ex-Premier ministre socialiste a déclaré: "s'il apparaissait que je suis le mieux placé pour rassembler les socialistes, pour rassembler la gauche, pour rassembler le pays, pour assumer la charge de l'Etat, exercer la fonction présidentielle dans la situation difficile de la France d'aujourd'hui, et pour proposer aux Français des orientations pour sortir de la crise dans laquelle nous sommes, alors je me poserais la question".

M. Jospin a affirmé quelques instants plus tard que la question de sa candidature était "une question ouverte". L'ancien patron du PS pendant neuf ans avait toujours biaisé jusqu'à présent sur ses éventuelles ambitions pour 2007, n'affirmant jamais qu'il ne serait pas candidat et se ménageant ainsi la possibilité de revenir.

L'ex-Premier ministre a mis en valeur le rôle du numéro 1 du PS François Hollande dans la décision qu'il prendra. "Ce que penseront le premier secrétaire du PS François Hollande, les principaux responsables du Parti socialiste, sera un élément tout à fait important", a-t-il dit.

 

Dominique de Villepin.

 


«Je n'ai pas d'ambition présidentielle. Je me consacre entièrement à ma tâche au gouvernement». Dominique de Villepin a tenu a clarifier la donne politique, lors de sa conférence de presse mercredi matin«Je veux être jugé sur les résultats. Jusqu'au dernier jour, j'assumerai la tâche que m'a confiée le président de la République», a-t-il déclaré.

Alors que son numéro deux Nicolas Sarkozy, ministre de l'Intérieur, ambitionne d'être candidat en 2007, il a précisé qu'il accepte l'idée qu'un de ses ministres soit candidat à la présidentielle, «si cela peut être pour notre majorité l'atout maître et gagnant». Quant à son propre sort, il s’est contenté de répéter : «C'est l'engagement que j'ai pris auprès des Français de me consacrer entièrement à ma tâche gouvernementale».

Plusieurs députés de sa majorité avaient dernièrement souhaité que le premier ministre fasse part de ses intentions, pour assainir le climat au sein de la majorité. «Mon ambition est de porter le gouvernement à l'action la plus efficace et aux meilleurs résultats possibles» d'ici l'échéance présidentielle, a-t-il ainsi affirmé. Et Jean-Louis Borloo de se féliciter d’un «climat effectivement apaisé chez les députés».