| Jean-Marie
Le Pen, né le 20 juin 1928, est le fils de
Jean-Marie Le Pen, patron pêcheur, et d'Anne-Marie Hervé,
couturière. Toute sa famille est essentiellement originaire
du département du Morbihan. Jean-Marie
Le Pen est pupille de la nation : le bateau où se trouvait
son père aurait heurté une mine en 1942.
Il est élève
au collège des jésuites "Saint François
Xavier" à Vannes, puis au lycée de Lorient.
Il entre ensuite à la faculté de droit de Paris.
Il est diplômé d'études supérieures
de sciences politiques et licencié en droit.
Il a été président des étudiants
en droit de Paris puis, par la suite, président
d'honneur de la « corpo », de 1949 à 1951.
Il tient une partie de son patrimoine de la vente de la société
de cimenterie Lambert, que lui lègue par testament
Hubert Lambert (héritier des ciments Lambert). Il est
un temps vice-président du Comité Pierre de
Coubertin, et exerce les métiers de marin-pêcheur,
mineur de fond, métreur d'appartements, ambulant des
PTT...
En janvier 1953, il prend l'initiative d'organiser une colonne
de secours d'étudiants volontaires pour porter assistance
aux populations sinistrées lors d'inondations aux Pays-Bas.
Il reçoit pour cette initiative l'appui public et politique
de Vincent Auriol. En 1955, il est le délégué
général de l'Union de Défense de la jeunesse
française.
Jean-Marie Le Pen est un ancien soldat des
guerres d'Indochine et d'Algérie.
Il y est, entre autres, journaliste à Caravelle, l'organe
du corps expéditionnaire français (1955).
Il participe plus tard à l'opération franco-britannique
de Suez. Jean-Marie Le Pen est décoré
de la Croix de la valeur militaire.
En 1962, Jean-Marie Le Pen crée une entreprise
d'édition phonographique, la Serp (Société
d'étude et de relations publiques), spécialisée
dans l'édition de chants et de discours historiques.
De son premier mariage avec Pierrette Lalanne,
épousée le 29 juin 1960 à Paris (VIIIe
arrondissement), et dont il divorce en 1985 ou 1986, il a
eu trois filles (Marie-Caroline, Yann, Marine)
qui lui ont donné neuf petits-enfants.
Jean-Marie Le Pen se remarie le 31 mai 1991
avec Jeanne-Marie Paschos .
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MANDATS
MANDATS
ET FONCTIONS À L'ASSEMBLÉE NATIONALE
De 1956 à 1962 : député
de la Seine , siégeant sous l'étiquette du Centre
national des indépendants et paysans(CNI)
De mars 1986 à juin 1988 : député
de Paris lors des élections législatives
MANDATS ET FONCTIONS
LOCALES
1983 : conseiller du XXe arrondissement de Paris
En mars 1992 : élu conseiller régional
de Provence-Alpes-Côte d'Azur,
En mars 1998 : réélu conseiller
régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur
MANDATS ET FONCTIONS
EUROPEENNES
En juin 1984 : élu député européen,
En juin 1994 : réélu député européen,
En juin 1999 : réélu député
européen,
En juin 2004 : réélu au Parlement européen.
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SES
ACTIONS
Dans les
années 60:rapporteur du budget de
la guerre à l'Assemblée nationale et de la défense
au Sénat de la communauté.
Lors de l'élection présidentielle
de 2002, il obtient 16,86 % des voix. Cela lui permetde
participer au deuxième tour contre Jacques Chirac,
qu'il perd de façon attendue avec 17,94 % Cette élection
constitue un événement important dans la vie
politique française car c'est la première
fois qu'un candidat d'extrême droite (ou de
droite nationale) passe le cap du premier tour
à une élection présidentielle
Condamnation en
justice
27 avril 1964 : Le Pen est condamné à
une amende et à des dommages et intérêts,
pour coups et blessures volontaires.
16 janvier 1969 : Le Pen est candamné pour coups et
blessures volontaires à trois mois d’emprisonnement
avec sursis, près de 20 000 francs de dommages et intérêts,
par le tribunal de Grande Instance de Paris.
14 janvier 1971: Le Pen est reconnu coupable par la Cour
de Cassation d'apologie de crime de guerre pour l'édition
d’un disque intitulé Le IIIe Reich. Voix et chants
de la Révolution allemande, après une première
condamnation par la 17e chambre correctionnelle de Paris,
le 18 décembre 1968.
11 mars 1986 : condamné par le tribunal d’Aubervilliers
à un franc symbolique de dommages et intérêts
pour " antisémitisme insidieux " : A la suite
d’un discours à la fête des " bleu
blanc rouge ", Le Pen avait indirectement attaqué
J.-F. Kahn, J. Daniel, I. Levaï, J.-P.Elkabbach et Mgr
Lustiger.
Condamné par la cour d’appel de Paris du 29
mars 1989 pour " provocation à la discrimination,
à la haine ou à la violence raciale " du
fait de ses propos au cours de l’émission "
L’Heure de vérité " du 14 février
1984, selon lesquels " le monde islamo-arabe " constitue
un " danger mortel ".
18 mars 1991 : Le Pen est condamné par la Cour d'appel
de Versailles à verser des dommages et intérêts
aux associations anti-antisémites, pour un total supérieur
à un million de francs, pour avoir parlé de
"détail" ("un détail de l'histoire
de la seconde guerre mondiale") à l’émission
" Le Grand Jury RTL-Le Monde " du 13 septembre 1987
à propos de l'existence des chambres à gaz comme
technique d'extermination utilisée par les nazis pendant
la deuxième guerre mondiale, les juges estimant que
cette déclaration était "intolérable"
car banalisant "les persécutions et les souffrances
infligées aux juifs et aux tsiganes par les nazis"
et qu’il y avait " atteinte très grave au
souvenir, au respect et à la compassion dues aux survivants
du génocide et de leurs familles ".
3 juin 1993 : La Cour d’appel de Paris confirme sa
condamnation du 7 mars 1991 pour injure publique envers l’ancien
ministre Michel Durafour, à la suite de son jeu de
mot " Durafour-crématoire " en 1988.
Jean-Marie Le Pen est condamné le 8 novembre 1995
à un redressement de 1,4 millions de francs. Il a fait
appel de cette décision.
15 novembre 1996 : Le Pen est condamné pour avoir
" gravement porté atteinte " à un
magistrat, après avoir déclaré : "
Un jugement n’est pas la bible ".
26 décembre 1997 : condamné par le tribunal
de grande instance de Nanterre pour avoir réaffirmé,
à Munich le 5 décembre 1997, que les chambres
à gaz constituaient " un détail de l’histoire
de la Seconde Guerre mondiale ". Il doit verser des dommages
et intérêts, pour un total d’environ 300
000 francs.
1997 :Traditionnellement, les dons aux partis politiques
(comme des héritages) sont adressés à
une association reconnue d'utilité publique. Jean-Marie
Le Pen est condamné pour ne pas avoir appliqué
cette précaution à tous les dons.
6 janvier 1997 : Le Pen est condamné par le tribunal
de Strasbourg pour avoir qualifié l’association
" Ras-le-front " de " mouvement de tueurs de
flics ".
9 septembre 1998 : condamnation de le Pen à un franc
symbolique de dommages et intérêts pour avoir
présenté une tête en carton à l’effigie
de Catherine Trautmann lors d’un meeting du Front National
en mai 1997.
2 avril 1998 : condamné en première instance
pour " violence en réunion " et " injures
publiques " après l’agression de la candidate
socialiste Annette Peulvast-Bergeal, lors de la campagne des
législatives de 1997 : Jean-Marie Le Pen est condamné
à 3 mois de prison avec sursis, 20 000 francs d’amende
et deux ans d’inéligibilité, réduits
à un an après le jugement de la Cour de Cassation.
10 juin 1999 : condamné à 12 000 DM (environ
6 000 €) d'amende par le tribunal d'instance de Munich
pour incitation à la haine raciale et apologie de crime
de guerre.
2 avril 2004 : Le tribunal correctionnel de Paris a condamné
Jean-Marie Le Pen à 10 000 euros d'amende pour provocation
à la haine raciale, en raison de propos tenus dans
une interview au quotidien Le Monde.
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